Réaliser que ça ne va pas

Nous avons décidé de faire un enfant il y a 8 ans. Faire un enfant c’est donner la vie. Et pourtant pendant des années j’ai été confrontée à la mort et au deuil : fausses couches à répétitions (11), embryons jugés trop vilains pour avoir leur chance (plus de 90), deuil de mes gamètes…

Et puis, dans ce parcours chaotique, ils sont arrivés, nos deux merveilles, en pleine santé, après une grossesse médicalisée mais normale. S’en sont suivis des mois difficiles, entre culpabilité et fatigue extrême mais aussi les plus beaux mois de ma vie, indéniablement, et de loin, en dépit des difficultés.

Puis elle est arrivée, par surprise, notre chouquette. En faisant l’amour! Et elle s’est accrochée. Miraculeux. Tellement beau, trop pour que cela semble réel. Colmatant la blessure d’infertilité. Cicatrisant les égratignures du don. Ouvrant, j’en étais convaincue, un nouveau chapitre : celui de la normalité et de la facilité.

Et puis… sont arrivées les difficultés : menace d’accouchement prématuré, césarienne d’urgence sans anesthésie avec expérience de mort imminente et… l’extrême prématurité. La peur constante de perdre notre fille. L’angoisse que le téléphone sonne pour nous annoncer de venir vite lui faire nos adieux et ne pas avoir le temps d’arriver. La culpabilité. Et en parallèle, la maladie de ma grand mère, sous fond de champs de bataille.

À nouveau le contraste, le paradoxe, le grand écart entre vie et mort.

J’étais déjà au combat, c’était un leste de plus, mais j’avais l’impression de gérer. Notre fille se battait avec courage chaque jour et nos fils nous apportaient tant d’énergie et de raisons de nous battre.

Et doucement, sans que je ne m’en rende compte, la mélancolie est venue dans mon quotidien. Qu’il est étrange et paradoxal d’avoir tout pour être heureux, de l’être, mais d’être envahi par la mélancolie… et donc par la culpabilité. Rongée par la culpabilité. D’oser craquer maintenant alors que j’ai la vie dont je rêvais. Que nous sommes enfin une belle et merveilleuse famille.

Je fais une dépression. Selon ma psy c’est une dépression post traumatique, issue de tous les traumatismes répétés que j’ai accumulés dans mon sac à dos pendant des années, depuis l’enfance, trop occupée à me battre pour avancer. Sauf qu’aujourd’hui je me sens très fatiguée. Et que mon état psychique est le dernier combat que je dois mener pour clôturer ce chapitre rempli de douleur et de deuils. Je n’ai pas le choix, je vais devoir affronter ce que j’occulte depuis trop longtemps. Parce que la vie est ainsi faite : des coups il y en aura d’autre. Et pour les encaisser je devrai être solide. Je pensais l’être, mais comme tout le monde, j’ai mes limites.

La dépression est taboue. Encore plus pour l’ex pmette que je suis. Combien de fois me suis-je dit que j’étais une honte pour celle que j’ai été et qui a tant souffert, une hérésie pour celles qui espèrent tant vivre ne serait ce qu’un millième de mon bonheur. Un non-sens alors que je tiens ma plume dans mes bras, en bonne santé, alors que tant de parents d’extrêmes prématurés n’ont pas notre chance.

Alors, à défaut de prendre les armes, je vais prendre le temps de me poser et de fouiller dans tout ce que j’accumule depuis si longtemps, de cicatriser mes vieilles blessures et apprendre à être indulgente et bienveillante avec moi-même.

Cet article a été publié dans 25 SA, Coup de blues, depression, extreme prematurite, fiv DO, je cherche ma route, miracle, PMA. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

131 commentaires pour Réaliser que ça ne va pas

  1. Yukie dit :

    Tu n’es pas une honte! Tu es humaine, un individu capable d’énormément de force et de courage mais tu as tes limites! Et après tous ce que tu as vécue et endurer toutes ces épreuves ces traumatismes et ces chamboulement il est normal que ton corps mental dise stop. Ca ne fait en rien de toi une personne faible ou minable tu es juste une femme qui a tout donné pendant des années pour avoir sa famille qui a du faire face au deuils et aux échecs qui s’est relevée et à porter la vie 2 fois et mis au monde 3 beaux enfants.
    Il est temps de rendre les armes d’admirer ce que tu as créée malgré les embûches et les déceptions, il est temps de penser à toi car tu es la base de ta famille le pilier pour tes enfants.
    Courage ma belle

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  2. maxelie dit :

    Comme tu les dis pendant des années tu as été au combat. Pour obtenir une grossesse, pour mener à terme une grossesse gémellaire, pour passer l’étape de la petite enfance si compliquée, puis cette seconde grossesse, la prématurité. Là dedans combien de fois as tu fais attention à toi ? Pas une seule à mon avis. Ton corps et ton esprit ont bien raison de te rappeler qu’ils sont là eux aussi et qu’il ne faut pas les oublier si tu veux pouvoir avancer encore. Prendre soin de toi c’est aussi prendre soin de ta famille car tu en es un membre et pas des moins importants !! Gros câlins de réconfort.
    Nb: les antidépresseurs m’ont vraiment aidé à une période de ma vie et même si mon entourage était contre au départ ils ont fini par se rendre compte des résultats sur moi et que ce choix était le bon.

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    • Carotte dit :

      Merci pour ce message qui me déculpabilise tellement. Je réalise en effet que prendre soin de moi c’est prendre soin de mes enfants, et je pense que c’est parce qu’ils sont là je je ressens l’urgence de me faire aider. Je prends des anti dépresseurs, j’en ai demandé. Reste à attendre qu’ils fassent effet. Ça avait pris 4 semaines pour toi? Et aujourd’hui tu en prends toujours ou tu es sevrée? Merci de partager ça avec moi… 😘

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      • maxelie dit :

        Je ne me souviens plus combien de temps ça avait pris. Mon médecin m’avait prescrit des anxiolytiques au début le temps que les antidépresseurs fassent effet mais j’ai vite arrêté j’étais trop vaseuse. J’en ai pris en gros pendant 1 an le temps de diminuer les doses petit à petit (et puis j’avais un peu peur de l’après donc ça m’allait de diminuer tout doucement). Ça fait quelques années que je ne prends plus rien mais je sais que ça m’aide toujours un peu. Quand je prenais les cachets j’arrivais à prendre énormément de recul puisque j’étais presque dépourvue d’affect. En gros soit je peux faire qqch pour changer la situation donc il n’y a pas de problème, soit je ne peux rien faire au quel cas il faut laisser couler. Donc j’essaye de m’en inspirer encore aujourd’hui. Souvent ça fonctionne !

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        • Carotte dit :

          J’ai refusé les anxyolitiques pour cette raison, j’ai besoin d’énergie et en plus ils passent dans le lait… ça allait donc sedater ma plume… ça fait une toute petite semaine que j’en prends, je pense qu’il va encore falloir patienter un peu. Merci encore 😘

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          • maxelie dit :

            Ah oui pas question de shooter la plume ! Honnêtement ça prend un peu de temps car les changements sont insidieux. Tu as l’impression que ça ne te fait rien puis un jour avec le recul on voit le changement sur les jours passés ce qui permet de regarder l’avenir plus sereinement. Ensuite période plateau le temps de se refaire et quand on va mieux on commence à diminuer tout doucement à son rythme. C’est du long terme donc faut être prêt à se laisser le temps. Puis tout dépend aussi de ce que tu as à évacuer / affronter et de l’aide autour…

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  3. compoteen dit :

    Comme ton post raisonne en moi. Oui la dépression est encore un sujet tabou et pourtant c’est une maladie comme une autre!
    Durant toutes ces années tu as fait fi de tes douleurs (de coeur comme de ton corps) pour avancer toujours, pour battre les éléments sans jamais finalement prendre la mesure de tout ce que tu as pu encaisser. Aujourd’hui ton corps te dit stop, et à mon sens ce n’est pas négatif: cela va t’obliger à te recentrer sur toi, à prendre soin de toi et te (re)construire pleinement.
    Ne te culpabilises pas, il n’y a aucune raison à le faire.
    Il y a 4 ans J’ai vécu une dépression et je me suis soignée, j’ai pris des anti-depresseurs, des anxiolytiques aussi Et il n’y a pas de honte!
    Le chemin de la guérison ne sera peut être pas rapide ou facile mais ce n’est qu’une étape vers un avenir meilleur et serein.
    Prends le temps pour toi, gardes en tête que cela est passagé et qu’il n’en ressortira que du positif.
    Je pense très fort à toi, plein de becots! Et surtout, on ne précipite rien: un jour après l’autre 😉

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    • Carotte dit :

      Merci de te livrer ici et de parler de ta dépression. Ça n’est pas une honte et pourtant… on est jamais vraiment à l’aise avec ce mot. Merci pour ton message ma belle, il me fait bcp de bien… je me sens moins seule… ❤️😘

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  4. damelapin dit :

    Reconnaître que ça va pas, c’est déjà un premier pas pour aller mieux. Je comprend le sentiment de honte mais ton parcours a été tellement compliqué, même si le résultat est là. Tu es humaine, c’est juste « normal ». Des 😘

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  5. MadameOurse dit :

    Je ne sais même pas si j’aurais les mots Carotte mais la dépression post traumatique (et traumatismes étant dans ton cas au pluriel) ça se comprend quand on sait ce que tu as traversé. Je n’ai pas vécu un 10ème de ce que tu as pu vivre et pourtant je ne me sens pas toujours solide. Faire face aux épreuves de la vie est difficile, encore plus quand la vie est un enchaînement de très durs événements.
    J’espère que tu auras toute l’aide nécessaire pour vite solder ces douleurs. Et ne culpabilise stt pas, on ressent aussi à quel point tu aimes ta vie, ton mari et vos 3 enfants. Evacue ton trop plein avec le temps nécessaire. Au bout, j’en suis sûre, il y aura une autre belle page de ta vie.
    Je t’embrasse fort.

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    • Carotte dit :

      C’est un vrai cadeau, que d’admettre ici, parce que ça n’est pas facile de le faire, que tu ne te sens pas toujours solide. Toi qui est si forte!
      Je fais tout pour tirer un trait sur le passé et vivre au présent et uniquement au présent, en tout cas dans la mesure du possible. Merci merci pour cet adorable message… ❤️

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      • MadameOurse dit :

        Ton passé te constitue aussi, ne le renie pas. Tu sais ce qui fait de moi une personne différente et j’ai mis tant de temps à l’accepter. Aujourd’hui, c’est un élément de ma vie qui me constitue au même titre que mon ADN. Même si j’aurais préféré ne pas vivre ça, il explique aussi qui je suis devenue. Je pense que tu vas évoluer ainsi vers l’acceptation de ton parcours et tu te rendras compte qu’il changera le toi que tu étais. Et ça n’est pas forcément négatif ! C’est juste notre essence.

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  6. calihope dit :

    Ah, les combattantes qui ne s’accordent le droit de baisser leur garde qu’une fois qu’elles sont assurées que tous ceux qu’elles aiment sont à l’abri… Oh je connais ça, ma belle Carotte… Tu n’as aucune honte à avoir, tu as le droit, toi aussi, d’être humaine et de ne pas être invincible. Et bien sûr tu te prends en effet boomerang tout ce que tu as refoulé pendant ces durs combats, pendant que tu luttais vent debout. Alors oui, le combat est fini, pardonne-toi de t’accorder le temps de souffler un peu, et de t’écrouler si besoin.
    Au-delà de ce que tes mots réveillent en moi, ton message me fait aussi penser à un autre billet, paru sur le site de Garance Doré cet été (en dépression après avoir lutté contre l’infertilité, bref, que du classique…mais raconté avec beaucoup d’humanité et de bienveillance sur soi-même).
    Je t’envoie beaucoup de courage et de tendresse ma belle. ❤️

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    • Carotte dit :

      Merci Cali… je n’avais pas vu les choses sous cet angle, mais certainement que dans une certaine mesure, c’est arche que j’ai la vie dont je rêvais, enfin, que je m’autorise à décompresser. La psy de la pma m’avait prévenue il y a des années, elle m’avait parlé de cet effet boomerang…
      je vais aller lire le blog dont tu parles dans ton message.
      Merci ❤️

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  7. missnounours dit :

    Bien que personnellement je ne suis pas passé par la case PMA qui est très difficile (ayant des amis qui l’ont vécut ou qui malheureusement y sont encore à ce jour je sais par ces personnes que c’est un parcours très compliqué selon le type d’infertilité) et je pense qu’à un certain moment ça craque même si il y a eu un dénouement heureux à ce parcours. Il ne faut culpabilisé, tu es humaine, et après ce que tu as vécut, la carapace se fissure. Tu mérites de souffler et de te reposer et avec un accompagnement, ça va aller. Je te souhaite bon courage pour ce combat et qu’avec l’aide de tes proches tu vaincras. Je t’envoie pleins de bonnes ondes.

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  8. lilyjacques dit :

    Tes articles me font toujours tellement écho… Je me sens au fond du trou aussi, et pas la force d’aller voir le médecin, trop peur de la suite, des maux/mots posés, des traitements et puis c’est tellement illégitime …
    Je te souhaite de te relever très vite ma douce, tu fais tout pour … encore une fois tu nous montres à quel point toi tu es forte ! ❤

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    • Carotte dit :

      Pourtant il le faut Lily car tu dois le sentir, ça vient ternir les relations que l’on a avec nos enfants. Et c’est eux que je cherche à protéger au final. Comme je l’ai écrit plus haut, prendre soin de soin c’est prendre soin des siens… je suis là pour en parler en off, on est dans le même bateau ❤️😘

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  9. mouchette dit :

    Évidemment que tu es forte et courageuse Carotte ! Et tu as le droit et le devoir de craquer !
    Lire ton article m’a ramenée quelques années en arrière où j’ai senti aussi que j’avais besoin d’aide alors que je pensais ne jamais en avoir besoin.
    C’est traumatisant ce que tu as vécu Carotte et tu as eu de sacrées épreuves en dehors de la PMA. Alors c’est beaucoup pour une seule personne.
    Les épreuves font que nous devons être fortes pour l’entourage, pour ne pas qu’ils s’inquiètent, parce que nos enfants ont besoin de nous. Mais voilà nous ne sommes pas infaillibles.
    En tout cas, je te souhaite sincèrement plein de courage pour ce dernier combat et laisse couler tes larmes autant que tu en as besoin.
    Je t’embrasse bien fort ! Et tiens nous au courant si tu le souhaites.

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  10. On en a déjà parlé plein de fois, je suis soulagée que tu prennes le temps de prendre soin de toi. Tu en as besoin, c’est plus que normal, tu as traversé tant d’épreuves.
    Plein de bisous WonderCarotte

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  11. Alisore dit :

    Oooh douce carotte … comment pourrait-il en être autrement après tout ce que tu as traversé et enduré ? Tu as tenu tout ce temps parce que tu n’avais pas le choix, il fallait ! Et maintenant enfin, ton corps se dit qu’il a enfin un peu de place pour craquer aussi et ça paraît normal (voire sain ??) sinon tu aurais gardé toute cette souffrance encore pour craquer peut être même davantage plus tard peut-être …
    tu es une personne merveilleuse et sûrement pas faible ou pas à la hauteur, essaie juste de penser une seconde si c’était une de tes amies qui avait traversé tt ça et qui faisait une dépression aujourd’hui, tu ne le penserais pas à son égard 😊.
    Je te trouve encore une fois immensément courageuse de venir te confier et de te faire aider, vraiment. Prends bien soin de toi, il est temps ❤️
    Et plein de bisous à toute ta jolie famille 💛🎈

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    • Carotte dit :

      J’ai les yeux bien humides en te lisant. Merci 😭 de me dire que je suis une belle personne, que je suis courageuse malgré tout et surtout qu’au final cela est sain…
      Ce blog a toujours eu pour vocation de (presque) tout dire, pour que celles ou ceux qui traversent des difficultés similaires se sentent moins seuls… ça n’était pas facile de faire ce coming out mais je devais le faire. Je pense que tu comprends pourquoi.
      Je suis sur la bonne route, il ne reste plus qu’à faire une bonne pause pour pouvoir y avancer sereinement.
      Je t’embrasse ❤️😘

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  12. Choco_not dit :

    O Carotte, point de honte à avoir. Je crois aussi à l’effet boomerang, que quand on traverse beaucoup d’épreuves, quand on se donne un objectif long et douloureux à obtenir, une fois qu’on y est tout retombe. Alors voilà, il va falloir poser les casseroles, toutes, les détacher une à une, dernier combat pour pouvoir laisser tout ça derrière soi. ❤

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    • Carotte dit :

      Merci choco. Je crois en effet que le retour de bâton est inévitable et que ça fait un moment que je dois me poser. Bien avant d’être maman sans doute… mais maintenant que j’ai tout ce que je souhaitais, c’est plus que nécessaire. J’ai tellement l’impression que c’est un caprice d’enfant gâté!… step by step…
      Rien à voir mais… Pas de reponse à ton mail?…..
      😘

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  13. casilys dit :

    Ma chère Carotte, j’espère que tu sortiras de cette nouvelle épreuve. Cet effet boomerang il me fait peur à moi aussi : après toutes les épreuves que j’ai endurées, je ne suis pas tombée dans la dépression – sans doute parce que je suis encore dans le combat comme tu l’as été il n’y a pas si longtemps. Comme le dit Calihope, une fois la garde baissée, que va-t-il advenir ? Je me dis que si cela m’arrive, alors je me battrai encore une fois pour en sortir comme je l’ai tjs fait. Et je suis sûre que toi aussi, avec l’âme de guerrière que tu as, tu y arriveras ! Car tu as un immense bonheur à vivre et qu’il serait dommage de passer à côté ;-))
    Gros bisous

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  14. Tu craques maintenant parce que justement tu as mené tes combats et ton corps, ton cerveau exigent maintenant que tu prennes soin de toi…
    Tu devrais commencer à ressentir les effets des médicaments dans quelques semaines, en attendant essaye de pratiquer le « self compassion ». Prends soin de toi !

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  15. Je t’envoie tout mon soutien et mon réconfort!

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  16. nanaquiattend dit :

    Je crois que tu n’as surtout pas à avoir honte.
    Après toutes ces années de combats et de deuils en tout genre, je pense qu’on peut être heureux, et triste à la fois. Je comprends tout à fait ta situation et salue ton courage d’avoir demandé de l’aide. J’espère que tes blessures cicatriseront…Je t’envoie tout mon courage

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  17. Lucienne dit :

    Tu as « tenu » huit ans avant de craquer, c’est énorme. Ça n’a rien d’étonnant que tu « lâches » maintenant, maintenant que le plus dur est (je l’espère sincèrement) derrière toi et que tu as autour de toi la famille dont tu rêvais.
    Des bisous et du courage.

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  18. deesselinette dit :

    J’espère de tout coeur que ce nouveau chapitre d’auto bienveillance va vite porter ces fruits. Les femmes s’oublient assez souvent, faisant preuve d’abnégation, de dureté, « on pleurera plus tard, quand on aura le temps ». En PMA encore plus (prouver qu’on est forte, prouver qu’on est capable, justifier notre quête de maternité, surtout ne rien laisser remonter ou transparaitre. On le paye forcément un jour mais c’est nécessaire, une mise à jour en quelque sorte. Tu vas en ressortir apaisée, grandie, plus femme encore peut-être. Par contre, angoissée et inquiète, tu devrais toujours l’être, c’est le revers de la médaille de la maternité : tu es responsable de trois petits trésors, tu n’est plus seule, ça engendre une énorme responsabilité, partagée avec le papa. N’ai jamais honte de quoi que ce soit. C’est vraiment un sentiment qu’il faut exclure. Tu te juges, tu te censures, bouhhhh, mal, pas bien! Place à l’amour de soi, le respect de soi, la bienveillance. (je dis ça parce que j’ai du mal à faire tout ça pour moi, et l’autre jour, en pleine séance avec ma psy (où je vais pour essayer de casser l’armure et me ranger du dedans avant que tout n’explose à force de galère)… elle me disait, après avoir écouté tout ce que je faisais de formidable dans la vie (oui oui, je suis une personne bien!).. « ha oui, très bien, mais pour vous? Hein, pour vous, vous faites quoi?? ». Je te laisse imaginer le torrent morveux qui s’en est suivi… Je suis repartie avec mes devoirs : les 3 par jour. 3 fois par jour, je dois faire quelque chose pour MOI, rien que pour MOI. Autant te dire que j’ai révisé à la baisse avec le UN par jour, et rien que ça, c’est compliqué.
    Donc, ma prescription :le 1 par jour pour toi, rien que pour toi.
    Bisous, bon courage pour tout.

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    • Carotte dit :

      Merci pour ton empathie et ta bienveillance…. j’avais tellement peur de blesser avec cet article mais comme tu l’as écrit très justement s’il y a paradoxalement un moment ou je ne dois pas me censurer c’est bien celui là. Les prémisses de cette dépression remontent à loin mais comme tu dis j’ai tout mis de côté « pour plus tard » ignorant le retour de bâton dont me parlait la psy à l’époque « les enfants n’ont pas le pouvoir de guérir vos blessures ». Je savais qu’elle avait raison mais ça n’était pas l’enjeu à l’époque et je ne regrette rien. J’ai fait comme j’ai pu avec ce que j’avais.
      Un jour pour nous alors… ravie de te savoir écoutée et sur le chemin de « l’auto-bienveillance » également…. ❤️😘

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  19. ptiteschroniquesinfertilite dit :

    Je suis aussi reconnue comme ayant un trouble anxio dépressif. Ça arrive et c’est plus que normal dans notre situation de combattante et de mam’ange. Plein de courage 😘

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    • Carotte dit :

      Je ne suis pas mam’ange… et suis tellement bouleversée, encore plus maintenant apres avoir frôlé la perte d’un enfant, quand j’échange avec des femmes ayant enduré ce cauchemar. J’ai la chance inouïe que tout se soit bien fini…
      Merci pour ton message… ❤️

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  20. pmavie dit :

    Oh ma Carotte,
    je suis si peinée de lire ça…
    C’est dur la culpabilité car ça rajoute à ta peine immense. Bien sûr, mais tu le sais sans doute, cette culpabilité n’est pas fondée, tu t’es tant battue, qui ne craquerai pas à ta place ? Mais bien sûr quand on vit ce genre de choses, on peut rationnellement se dire ça mais la culpabilité ne part pas pour autant…
    Je ne peux qu’imaginer combien ce que tu vis est difficile. Et compatir, sincèrement.
    Je crois qu’on traverse malheureusement le même genre de difficultés, je n’ai pas de diagnostic car je n’ai pas consulté mais je suis persuadée. Alors je veux juste te dire que je pense très fort à toi et que je te souhaite plein de courage pour te soigner et progressivement, petit à petit aller mieux.
    Plein de bisous

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  21. chapi chapo dit :

    Savoir demander de l’aide quand on sent que quelque chose ne va pas est une force, pas une honte ni une faiblesse.
    Cette belle famille que vous avez construite ne protège pas de tout ce que tu as vécu jusque là, mais elle va te donner encore plus la force d’avancer. La force est en toi, laisse toi le temps d’aller mieux (PS: les AD commencent à faire effet à partir de 15j de prise…)
    Je t’embrasse bien fort

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    • Carotte dit :

      Coucou ma jolie belamix ❤️ merci pour ce joli petit mot, rempli de douceur et d’empathie comme toujours… et toi comment vas-tu?
      Merci d’être là depuis toutes ces années, en dépit de tout le reste… 😘

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  22. Après tous ces traumatismes c’est le contre coup, c’est bien normal. N’aie pas honte, tu t’es déjà battue comme une lionne contre toutes ces épreuves maintenant la pression retombe et c’est tout autant dur.
    Prends soin de toi et soigne toi
    Je t’envoie du courage.

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  23. Oria dit :

    Prends soin de toi

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  24. endolorie dit :

    Je suis triste pour toi, vraiment, mais je lis aussi que tu as pris les choses en main. J’ai aussi pris un traitement il y a quelques mois, je n’en voulais pas au départ, mais ça m’a bien aidée à prendre du recul sur le gros bazar qu’avaient mis la PMA et le travail dans ma vie…
    Prends bien soin de toi ❤

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    • Carotte dit :

      Merci Lorie 😘 mais il ne faut pas être triste pour moi, je ne suis pas malheureuse c’est tout le contraire. Je suis juste épuisée et vidée moralement et c’est déroutant. Je suis arrivée à destination, j’ai une chance inouïe. A moi de prendre soin de moi pour en profiter plus encore… ❤️😘

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  25. mimiattend dit :

    Tu sais Carotte, si tu te sens mal à cause de traumatismes récents et/ou anciens, je te conseille d’aller voir un psychologue formé à l’EMDR. Mais quoiqu’il en soit, tu n’as pas à avoir honte de déprimer alors qu’aujourd’hui tu as « tout pour être heureuse ». Ce sont rarement les gens en plein combat qui dépriment, c’est l’après qui est difficile (je fais le parallèle avec ma mission en Afghanistan pour essayer de trouver les mots). Quand tout retombe et que tu te rends compte de ce par quoi tu es passée. C’est dur. Je te souhaite beaucoup de courage pour traverser ce brouillard et te fais de gros bisous

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    • Carotte dit :

      Tu n’es pas la première à m’en parler, je vais sérieusement me pencher sur la question. On m’a également parlé de psychogenalogie à cause des schémas qui se répètent depuis que je suis petite, c’est également très intéressant de travailler sur la mémoire cellulaire….
      j’ai vraiment le sentiment de baisser les armes oui et le mot dé – pression prend tout son sens….
      Merci pour ton petit mot et tes gros bisous ❤️😘

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  26. dydymeunier dit :

    Ma carotte, tu es loin d’être une honte.. Ma mère m’a tjs dit qu’on a les épreuves parce qu’on a les épaules pr les encaisser… Tu dois en avoir de sacrées larges dis dc ac tt ce que tu as vécu… Ms je peux comprendre ton ressenti, je n’ai pas une extrême prema ms rien qu’une prema me fait le même effet. J’ai rdv demain ac ma psy et ma mère me demande bah pk… Euh comment dire tt ce parcours ne laisse pas indemne j’ai besoin d’extérioriser tout ça… Alors savoure ton bonheur mais pr le savourer pleinement repousse tes limites et règle ts ces traumatismes et ces chamboulements. Ns sommes là écris si cela te fait du bien et surtt ne culpabilise pas tt ça est normal… Des bisous

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    • Carotte dit :

      Merci beaucoup pour ton message. Tu as raison de consulter si tu en ressens le besoin, la prématurité (et la séparation qu’elle induit à la naissance) est très difficile à encaisser après la pma. Tu as le sentiment que l’on t’a volé « LA » rencontre que tu as attendu si fort. Comme si tu l’avais ratée alors que le bébé est là. C’est paradoxal mais tellement légitime aussi…
      J’espère que sinon tout va bien. Je t’embrasse 😘

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      • dydymeunier dit :

        Oui c’est tt à fait et là dessus se rajoute la culpabilité que tu n’as pas réussi à la garder plus longtps et que cela lui induit des débuts difficiles… Bienvenue ds le monde des mamans. Sinon tout va bien oui. La reprise pointe le bout de son nez et J’angoisse à un point tel que je ne me reconnais pas ou presque.. Et toi ta plume comment va-t-elle ?

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  27. margoublog dit :

    C’est super que tu te fasses aider. Ce n’est pas rare ces dépressions alors que tout va mieux quand l’adrénaline redescend. Tu sais où nous trouver pour un soutien supplémentaire si tu le souhaites…. 😘

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  28. Kaymet dit :

    Tu sais je suis persuadée que ce que tu traverses est en fait un merveilleux cadeau pour tes enfants: ton corps/ta tête/ton cœur te forcent à prendre soin de toi, à creuser au plus profond pour nettoyer et soigner tous ces traumatismes, pour t’éviter de transmettre ce qu’il est préférable de laisser de côté. Je ne minimise bien évidemment en rien la difficulté que tout ça représente pour toi, mais tu m’as l’air très bien entourée et rien que le fait que tu en parles prouve que tu es sur le bon chemin. Je te souhaite que la douleur s’allège et que le bonheur reprenne le dessus, pour de bon cette fois.
    Free hugs et gros bisous!!

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  29. Jòia dit :

    J’avais commençé à écrire un long com plus détaillé mais il s’est effacé 😫. Juste pour te dire que je suis de tout cœur avec toi. Beaucoup de choses sont remontées ici aussi après la naissance d’Eddie, cette mélancolie et la culpabilité je l’ai ressentie aussi, sûrement dans une moindre mesure, mais je n’ai pas traversé les mêmes épreuves. Tout ça pour dire que je comprends que trop bien et que je trouve que c’est aussi important d’en parler ici. Car non il ne suffit malheureusement pas d’avoir nos bébés d’en les bras pour que tout s’efface et que tout est facile. Tu as l’air d’avoir trouver l’aide nécessaire pour avancer. Je sais que tu finira par surmonter cette nouvelle épreuve. 😘😘

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  30. Miss Mousse dit :

    Je ne connais pas tout ton parcours mais ce que tu résumes ici suffit largement à comprendre que tu en as sacrément bavé. Maintenant que ton combat pour être mère est fini, que ta fille est auprès de vous en bonne santé, la pression tombe et je comprends que ce ne soit pas simple à gérer. Mais ça y est, tu peux t’autoriser à te tourner vers toi, à prendre soi de toi. Tu es une femme très forte, n’en doute pas et que tu finisses par craquer n’enlève rien à ça, bien au contraire.
    Avant de monter dans ce train si dur à attraper, on se dit qu’une fois qu’on aura nos bébés dans nos bras, tous les problèmes paraitront légers à côté de ce qu’on a enduré, et puis la prématurité s’en mêle et on découvre un autre combat, de nouvelles angoisses, un traumatisme de plus. Alors non, ce n’est pas si simple. Il faut encore vivre avec ce qu’on a traversé et non, nos bébés n’effacent pas tout. Il n’y a pas de honte à le dire. L’hérésie serait de réussir tourner la page d’un coup, sans avoir été affectée par toutes ces épreuves.
    Je ne me sens pas déprimée, mais la mélancolie fait partie de mon quotidien. Un jour, je prendrai le temps de me pencher sur la question.
    Je te souhaite de trouver la paix qui te permettra de profiter encore plus de ta belle et merveilleuse famille.❤

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    • Carotte dit :

      Merci pour ton message et ton soutien sans faille depuis la naissance de ma plume. Je pense que pour le bien de mes enfants je dois en effet passer la main à quelqu’un qui s’en occupera bien et prendre ce temps pour m’occuper de ma plume…. et de moi. Je ressens cette urgence, parfois je me demande comment on peut autant changer en si peu de temps… ça fait peur 😭 mes enfants sont ce que j’ai de plus cher, il est indispensable pour moi qu’ils soient heureux…. alors je vais tout faire pour que ça soit le cas…
      Merci mille fois…. ❤️

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  31. Gigi Diamant dit :

    Je vis un peu la même chose depuis la naissance de mon miracle et enfin, j’arrive timidement à sortir la tête de l’eau et à profiter presque normalement. Prend le temps dont tu as besoin car c’est pas simple et contemple les tiens, ces beaux miracles. Ils sont là et ils y restent. Bises!!!

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    • Carotte dit :

      Je suis triste de lire que tu traverses (ou que tu as traversé car tu sembles t’en sortir?) la même chose. C’est tellement dur de vivre ça après une naissance…
      Merci pour ton message 😘

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      • Gigi Diamant dit :

        J’en suis sorti oui. Je pense faire un gros travail psy à ce sujet. Dès que j’aurai le temps. Oui c’est culpabilisant après une naissance miracle de ne pas être au top / comble du bonheur. Mais les soucis de santé de bébé angoissent les mamans. Les hormones nous lache pas la grappe! Et les bébés c’est du boulot! De la fatigue aussi! Donc pour peu que tu aies tout ça en même temps plus un passif de fc à répétition ( et donc de mort qui plane!!!) et bien ça ne va pas siiii bien que ça!
        Mais pour ma part, le retour à là normal des soucis / angoisses de santé du miracle vers ses 2 mois, le cap des 3 mois ou il gazouille à fond, et la fin des hormones, ont suffit pour m’apaiser.
        Aujourd’hui, il a 4 mois et une semaine et je me réjouis comme j’ai toujours rêver de le faire. Je le bouffe, l’adore, le dévore mon miracle. Je peux dire qu’enfin je savoure.
        J’espère que les ennuies de santé de ta fille sont aussi derrière. Que les hormones vont te lâcher et que tout va vite s’arranger.
        Après autant de fac laissent forcément des traces….
        je t’embrasse !

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  32. heyloelo dit :

    Il n’y a pas de honte à avoir. C’est une maladie psychique et tes combats ont été suffisamment graves pour n’avoir besoin d’aucun effort pour comprendre que cela puisse t’arriver, malgré le bonheur qui te sourit enfin. Je te souhaite encore beaucoup de courage dans cette quête intérieure pour retrouver la paix avec toi même et pouvoir profiter de ce que tu as construit pas à pas. Tu le mérites sincèrement. Et admettre la maladie c’est déjà la combattre. Bravo et encore une fois bon courage.
    Plein de bisous 😘

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    • Carotte dit :

      Je pense que le plus dur est en effet de reconnaître et admettre que ça ne va pas. Mais une fois le coming out fait on ne peut plus revenir en arrière et reprendre les bonnes vieilles habitudes c’est très déstabilisant et ça me fait vraiment peur…
      Merci pour ton adorable message 😘

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  33. Cet article me fend le cœur parce que l’on ressens cette souffrance. Autorise toi à la vivre, elle est on ne peux plus normale ! Ce que tu as vécu et fait ces dernières années est de l’ordre de l’héroïsme. Tu es passée à travers des combats, tu as vécu des traumatismes physiques et psychologique et des angoisses si fortes, ne pas flancher serait inhumain. Tu as tenu le coup quand il fallait tenir le coup, laisse à ton esprit et ton corps le temps maintenant de se réparer et de digérer tout ça, si tu le vis maintenant, si ton corps se permet enfin de le vivre c’est parce que le danger s’éloigne de ta famille, parce que tu as su être là et forte quand il le fallait. Prend tout le temps qu’il faut, digere tout ça et ne culpabilise pas. Tu n’as pas volé ta famille, tu l’as gagnée dans la sueur et le sang et tu as le droit d’aller mal. Je ne sais pas si ta psy le pratique mais j’ai moi même eu un stress post-traumatique important (vécu de guerre étant petite) et j’ai réussi à le traiter grâce à une méthode appelée EMDR, elle permet de “re-enregistrer” les souvenirs de manière moins douloureuse, moins emprunte d’émotions négatives.
    Quoi qu’il en soit prend soin de toi, repose toi et soit bienveillante avec toi même. Je penses si fort à toi

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  34. bulle007 dit :

    Oh Carotte, tu as tenu tant que tu as pu et maintenant ton corps et ton esprit déversent ce qu’ils gardent depuis trop longtemps. J’espère que tu arriveras à prendre du temps pour toi et te requinquer, doucement et sûrement. Je t’embrasse bien fort

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  35. fivplus4 dit :

    Ma douce Carotte… je suis à la fois triste de lire que tu surmontes une nouvelle épreuve et à la fois heureuse que tu puisses enfin t’occuper de toi et de tes blessures. Tu es une personne extraordinaire dotée d’une sensibilité, d’un courage et d’une pudeur que l’on voit rarement. Alors non ne t’excuse pas de ne pas aller bien. Je crois que je ne m’avance pas trop en disant que l’on est toutes avec toi ❤️

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  36. Charivari dit :

    Chère Carotte, pour moi qui te lit depuis longtemps, je ne vois qu’une réaction normale aux épreuves que la vie t’a envoyée. Tu as fait preuve d’un courage incroyable, d’une ténacité merveilleuse. Tu as tenu coup quand il le fallait, sans doute parce que tu n’avais pas vraiment le choix, mais avec beaucoup de courage. Maintenant que tout ton petit monde est à l’abri, les vannes s’ouvrent, le corps et l’esprit se relâchent : il te font signe : il est temps de prendre du temps pour toi, aussi.
    Ne te sens surtout pas coupable de ne pas aller bien au moment où tu as l’impression que tout va mieux. C’est justement parce que ça va mieux, je pense, que ton esprit s’autorise à lâcher, un peu du lest. Prends bien soin de toi!

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    • Carotte dit :

      Merci pour cet adorable message. Elle est si jolie ton analyse et il est vrai que je n’avais pas vu les choses comme ça. Et cette vision là est tellement déculpabilisante…. je suis terrifiée par ce que je ressens, c’est un comble, moi qui aime tant les émotions, qui les cultive et les recherche, je veux à tout prix les éteindre, ne plus ressentir, pour continuer à avancer…
      Merci pour ton soutien et ta bienveillance. Ça n’a pas de prix…
      ❤️

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  37. marredattendre dit :

    Courage ma Carotte, ce n’est vraiment pas facile. Tu dois être si fatiguée avec toutes les épreuves que tu as dû vivre. Je suis une psychothérapie depuis que je suis en PMA et de fil en aiguille, de la PMA à d’autres sujets, j’ai découvert beaucoup de choses sur moi, sur mon passé, et j’apprends à avancer. Il faut parfois accepter de remuer ce qui fait mal pour mieux comprendre et se construire avec plus de lucidité et de force. Prends soin de toi.

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    • Carotte dit :

      Merci pour ton message. Je regrette amèrement d’avoir arrêté le suivi quand j’ai changé de pma… mais c’est comme ça. Je trouve ça super que tu aies réussi à mener de front ce travail là avec la pma.
      Merci en tout cas d’en parler ici et de prendre le temps de me réconforter.
      Et toi, ça va? Tu as déjà eu une première écho? 🍀

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  38. monpetitoeuf dit :

    C’est hyper touchant que tu viennes te livrer ici. Et tu as bien raison. Tu es une combattante, une guerrière tu as mené mille et une bataille sur des fronts très différents et la fatigue se comprend. Tu as pensé à ta famille penses à toi maintenant. Je t’embrasse très très fort !

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  39. mishqui dit :

    Tu n’as aucune raison de culpabiliser! Tu t’as battue comme une lionne pendant 8 ans, tu as été un roc, si solide.. Grâce à ta force tes petits sont aujourd’hui la et en bonne santé. Mais tu ne peux pas nier les épreuves, même si elles sont derrière toi, tu les as vécues et l’heure du débriefing a sonné. Je suis désolée de te savoir mal mais je comprends qu’après tout ce que tu as donné, tu aies besoin de t’occuper de toi pour encore mieux prendre soin des tiens ensuite.
    Je t’embrasse fort et je suis là pour cette nouvelle étape ❤️❤️❤️❤️❤️

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    • Carotte dit :

      Merci de tout cœur… pour tout… tes pots, ta présence, ton écoute… ❤️😘

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      • mishqui dit :

        Merci à toi d’avoir le courage d’aborder ce sujet pas facile sur la blogo. Je repensais à toi ce matin et je trouve que tu es vraiment exemplaire, je pense que tu aides énormément de monde par tes témoignages (le nombre de commentaires le prouve!). Moi qui n’ai pas vécu le millième de ce que tu as traversé, je ressens parfois une mélancolie (culpabilisante aussi) alors que les images de ma vie actuelle sont idylliques et correspondent en tout point à ce que j’ai attendu pendant plusieurs années.. Oui mais l’attente et ces embûches ont laissé des traces. Peut être aussi que d’avoir eu tant de temps pour imaginer notre maternité nous a poussé à l’idéaliser et il faut accepter le décalage avec la réalité. La maternité, c’est une aventure incroyable et magique mais c’est pas que du duvet rose et soyeux. Je ne parle pas forcément de la routine et des multiples tâches qu’elle implique (même si ça compte) mais surtout de tout ce que ça bouleverse au plus profond de nos êtres. Je t’embrasse. Encore merci.

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        • Carotte dit :

          Ton commentaire résonne énormément en moi… je pense en effet que, même si j’ai du mal à comprendre ce qui me tombe dessus, c’est un mélange de deuils en tous genres qui m’éclatent à la figure. Être parents, c’est une responsabilité immense, le bonheur et le bien être de petites âmes que l’on aime plus que notre vie. Que se passe-t-il, quand, après les avoir tant désirés et choyés, on se rend compte que l’on n’est plus en mesure de leur donner le meilleur de nous-mêmes?
          Au travers de ce billet je ne pensais pas avoir le témoignage de tant d’ex pmettes qui traversent des paradoxes analogues une fois arrivées à destination. Ça répare doucement et ça fait beaucoup beaucoup de bien…
          Je t’embrasse bien fort et merci encore ❤️

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  40. Kalyz dit :

    Prends soin de toi Carotte… Comme l’ont si bien écrit les autres, tu as besoin de décompresser après un tel parcours, ça a été si dur. Je t’envoie plein de bisous 💜

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  41. Réaliser que ça ne va pas, c’est le premier pas pour aller mieux. Je te souhaite de te sentir très vite beaucoup mieux. 😘

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  42. Psychota dit :

    Tout à déjà été dit dans les commentaires précédents, alors je voudrais juste me joindre aux autres pour te serrer fort dans mes bras. Et te dire aussi, que moi non plus je ne suis pas surprise de ce retour de bâton après tout ce que tu as eu à vivre. C’est souvent quand tout commence à aller mieux qu’on s’autorise enfin à s’effondrer. Je t’embrasse fort Carotte ❤

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  43. Fortuna dit :

    Oh oui la dépression est une véritable maladie, j’en connais un rayon puisque mon père est dépressif depuis tjrs (j’avais 8 ans pour sa 1ère hospitalisation) et c’est cette même maladie qui a tué mon frère il y a bientôt un an… Mais ce n’est pas comparable bien sûr. Tu n’es pas dans le déni et tu veux te soigner, c’est vraiment le principal, tu vas donc t’en sortir. Prends le temps qu’il te faudra pour panser tout ça. Et non, ce n’est pas parce qu’on a tout pour être heureux qu’on ne peut pas sombrer. Viens parler autant que tu veux ici, on est là pour toi. Je t’embrasse très fort ma Carotte.

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  44. artemise dit :

    Merci de te livrer ici à cœur ouvert sur un mal que peut-être aussi beaucoup n’osent dévoiler de peur de culpabiliser comme tu le dis si justement. “Pour traverser une épreuve, il faut commencer par la vivre” écrit Martin Steffens dans La vie en Bleu, et pour ma part à partir du moment où j’ai accepté de ne pas aller bien et de vivre mon deuil, j’ai pu petit à petit reprendre pied. Je t’embrasse fort

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    • Carotte dit :

      Merci de venir ici ma belle… je ne comprends tellement pas ce qui m’arrive, j’ai du mal à me reconnaître et encore moins à me comprendre. Une fois que j’aurai touché le fond, je pourrai reprendre pied.
      Elle me plaît beaucoup la phrase de Martin Steffens, ça me donne envie de lire son livre…
      Merci encore… ❤️😘

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  45. September dit :

    Prends bien soin de toi 😘😘😘

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  46. zazounette5 dit :

    Ma chère carotte,
    Une petite précision :
    Tu n’es pas ci ou ça, Tu réagis à une situation. Ce n’est pas du tout pareil.
    Certaines personnes sont dépressives, elles doivent être suivies médicalement. D’autres, comme toi, comme moi ou comme beaucoup de pmette, doivent prendre le temps d’encaisser. Se faire aider. c’est une périodede ta vie. Difficile soit, mais tu vas t’en sortir, comme une guerrière !!
    J’en suis sure !
    Bon courage.
    Je t’embrasse 😘

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